Dix manteaux rouges

Gallimard, 2017, 144 pages
ISBN : 9782072738746

Sept nouvelles aux allures de flâneries, de déambulations dans les rues d’une ville, égrènent dix manteaux rouges qui sont autant de femmes, unis, par-delà la diversité des lieux et des époques, par une voix qui se souvient et qui raconte. Le manteau oublié d’une inconnue évoque celui de la jeune fille aimée dans la brume de Prague. À Paris, l’amante blessée porte, le dernier soir, un manteau de faille grenat ; la gitane qui promet l’amour est vêtue d’un manteau couleur de bruyère. Et quand le narrateur a trouvé l’amour en la personne de l’Immortelle bien-aimée, elle est un anorak rouge, sur le blanc de la neige, dans une station de ski. Il y aura encore un manteau cerise à Manhattan, devant le Mémorial aux victimes du 11 Septembre, un manteau de laine ponceau à Clermont-Ferrand, le manteau pourpre d’une Madone des neiges à Rome… Et nous parvenons ainsi à l’origine du monde : la nativité, celle du narrateur qui n’a pas dissimulé que son activité principale est celle d’un écrivain. Le grand plaisir de lecture de ces nouvelles, tout en délicatesse, humour léger, perception poétique des situations et des êtres, vient de l’art même de cet écrivain, qui est en somme celui de l’auteur en personne.

La presse en parle

« Il découle de ces sept nouvelles de flâneries, d’appel aux voyages, d’éloges des femmes, et de réflexion sur le déroulé des choses, une grâce d’écriture qui mêle poésie et intemporalité. De ce classicisme naissent des scènes graves ou joyeuses, toujours décrites avec la finesse d’un Michel Déon ou d’un Félicien Marceau, hussards de la République en leurs temps et auteurs inoubliables. Laget, c’est léger sous la forme et profond sur le fond. On en redemande ! »
Jean-Rémi Barland, La Provence, 2 novembre 2017.

« Fin lecteur de Stendhal et de Proust, Thierry Laget, qui obtint en 1992 le Prix Fénéon pour son premier roman, Iris (Gallimard), charme par son écriture élégante et manie admirablement la forme brève. Ses nouvelles, entre narcissisme et ironie, mènent implacablement à des dénouements parfois cruels, toujours inattendus. »
Monique Petillon, Le Monde des livres, 24 novembre 2017.

« De Prague à New York, ce sont avant tout les couleurs du texte qui nous éblouissent, la résonance des syllabes qui nous frappe. »
Untitled Magazine, 16 janvier 2018.